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Faire une proposition de contrat

Décrivez vos locaux : les prestataires contactés vous proposent un cadre, pas seulement un prix.

Aucun démarchage commercial extérieur. Vos coordonnées ne servent qu’à cette demande.

Le cadre

Contrat de nettoyage : ce qui se joue autour de la prestation

Le cahier des charges décrit le travail. Le contrat organise la relation : combien de temps, comment on contrôle, comment on ajuste, comment on sort. C’est la partie qu’on lit le moins et celle qui se rappelle au bon souvenir de tout le monde au bout de dix-huit mois.

Échange sans engagement. Vous êtes recontacté pour fixer une visite de vos locaux.

La distinction

Deux documents, deux rôles

On les confond souvent, et cela produit des contrats de trois pages qui ne décrivent ni l’un ni l’autre correctement.

Le cahier des charges décrit la prestation : zones, tâches, fréquences, périodique. Il est technique, détaillé, et il se révise quand les locaux changent. Sa trame complète.

Le contrat organise la relation : durée, prix et révision, contrôle, responsabilités, assurance, conditions de sortie. Il est juridique, plus court, et il bouge rarement.

Le second annexe le premier. C’est cette annexion qui donne au cahier des charges sa force : sans elle, il n’est qu’un document de travail.

Cahier de liaison ouvert sur une banque d'accueil, colonnes de dates et d'initiales remplies à la main
Le cahier de liaison est le plus simple des trois supports de contrôle, et le plus sous-estimé.

Les clauses

Ce qu’un contrat d’entretien doit prévoir

Sur la dernière ligne, une précision qui compte : aucun texte ne fixe de durée de préavis pour un contrat d’entretien. Ni le code du travail, ni la convention collective de la branche. C’est une clause commerciale, librement négociée. Toute source qui vous annonce un préavis légal se trompe : lisez votre contrat, c’est le seul endroit où la réponse existe.

Les clauses d’un contrat d’entretien tertiaire. Aucune n’est imposée par un texte : ce sont celles dont l’absence se paie.
ClauseCe qu’elle règleLe piège courant
Objet et annexesrenvoi explicite au cahier des charges annexéun contrat qui décrit lui-même la prestation, en moins bien
Durée et reconductiondurée initiale, reconduction expresse ou taciteune tacite reconduction dont personne ne suit l’échéance
Prix et révisionmontant, périodicité, mécanisme et date de révisionune révision annuelle sans indice ni plafond annoncé
Contrôle qualitésupports, périodicité, qui constate, ce qui suit un écartla clause absente, donc aucune reprise possible
Interlocuteursun référent nommé de chaque côté, et son suppléantune adresse générique qui ne répond à personne
Moyens et accèslocal d’entretien, badges, alarme, procédure de remplacementun code partagé qui circule de main en main
Responsabilité et assurancedommages aux biens, attestation à jour, qui répond de quoiune attestation fournie une fois et jamais renouvelée
Sortiepréavis, formalisme, restitution des accès, dernier passageun préavis découvert le jour où on veut partir

La clause qui fait la différence

Le contrôle qualité, en trois dispositifs

C’est la seule clause qui agit sur la durée, parce qu’elle donne un point d’appui avant que la situation ne se dégrade. Trois dispositifs se complètent et aucun ne demande d’outil particulier.

Le cahier de liaison

Laissé sur place, daté et signé à chaque passage. Il sert dans les deux sens : vous savez que le passage a eu lieu, l’agent y note ce qu’il a constaté ou n’a pas pu faire.

La grille par zone

La liste des points contrôlés, reprise du cahier des charges. Elle se remplit lors d’une visite, pas de mémoire, et elle produit une trace.

La visite contradictoire

À deux, à périodicité fixe, sur site. C’est le moment où les écarts se disent à froid, avant qu’ils ne deviennent un motif de rupture.

Le point souvent oublié est ce qui suit un écart constaté : une reprise sous un délai convenu, puis une escalade si l’écart persiste. Sans cette suite, la grille documente un mécontentement sans rien permettre de corriger.

Prévoir que l’agent signale les anomalies techniques a un autre intérêt : l’article R4224-17 à R4224-19 du code du travail vous demande d’éliminer au plus vite les défectuosités susceptibles d’affecter la santé et la sécurité, et l’agent est souvent la seule personne à voir ces locaux tous les jours.

Grille de contrôle qualité imprimée sur un porte-bloc, cases cochées et une case vide entourée
Une grille remplie sur place vaut mieux qu’un compte rendu rédigé de mémoire.

Vous voulez des propositions qui incluent un vrai dispositif de contrôle ?

La sortie

Ce qui se passe quand vous changez

C’est la partie que personne ne lit à la signature et que tout le monde relit à la fin. Deux choses s’y jouent, et la seconde surprend souvent.

La première est contractuelle : le préavis, sa forme, la restitution des badges et des clés, la date du dernier passage. Tout cela se lit dans votre contrat, et nulle part ailleurs.

La seconde est conventionnelle et s’impose aux entreprises, pas à vous : l’article 7 de la convention collective des entreprises de propreté organise la continuité du contrat de travail des salariés affectés au marché lorsqu’ils remplissent certaines conditions. Autrement dit, changer de prestataire ne signifie pas nécessairement changer la personne qui intervient chez vous. Ce que la reprise du personnel implique vraiment.

Avant d’en arriver là, vérifiez que ce qui ne va pas relève bien du prestataire : un périmètre flou se corrige par le cahier des charges, un créneau inadapté par un changement d’horaire, et des postes découverts en cours de route par une relecture de ce qui est réellement compris dans le devis.

« La qualité baisse toujours au bout de six mois. »

Elle baisse quand rien ne la mesure. Un contrat qui ne dit ni ce qu’on vérifie, ni à quelle fréquence, ni ce qui se passe en cas d’écart, ne permet aucune reprise : il ne reste que le mécontentement, qui s’exprime trop tard et trop fort. Le levier n’est pas le prestataire, c’est la clause de contrôle. Elle tient en un paragraphe et change tout le reste.

Faire une proposition de contrat : c’est ce qui rend les propositions comparables.

Recevoir des propositions

Après votre demande

Ce qui se passe après votre demande

Vous décrivez vos locaux

Surface approximative, nombre d’étages, zones concernées, horaires souhaités. Rien d’autre n’est demandé à ce stade.

Votre demande est étudiée

Elle est lue au regard de ce que vous avez décrit : zones, surface, horaires.

Vous êtes recontacté

Une entreprise de propreté dont le périmètre correspond à vos locaux vous recontacte pour en parler et fixer une date.

Vous faites visiter

Aucun devis sérieux d’entretien ne se fait sans voir les locaux. Une visite courte change tout ce qui suit.

Textes de référence

  • article R4224-18 du code du travail : les locaux de travail et leurs annexes sont régulièrement entretenus et nettoyés, et exempts de tout encombrement.
  • articles R4224-17 à R4224-19 du code du travail : maintenance, entretien et vérification des installations techniques et de sécurité des lieux de travail.
  • article 7 de la convention collective des entreprises de propreté : garantie de l’emploi et continuité du contrat de travail en cas de changement de prestataire, reprise de l’accord du 29 mars 1990 dit annexe 7.

Questions fréquentes

Les questions : réponses courtes

Quelle durée pour un contrat de nettoyage ?

Aucune durée n’est imposée. Une année reconductible est courant, des durées plus longues existent en contrepartie d’un engagement de prix. Ce qui compte davantage que la durée, c’est le mécanisme de sortie et la clause de contrôle : un engagement long avec un vrai dispositif de reprise vaut mieux qu’un engagement court sans aucun point d’appui.

Quel est le préavis pour résilier un contrat d’entretien ?

Celui que votre contrat prévoit, et lui seul. Aucun texte, ni le code du travail ni la convention collective de la propreté, ne fixe de préavis pour un contrat commercial d’entretien. Toute source qui annonce un préavis légal se trompe. La réponse se lit dans votre document, à la clause de résiliation.

Que doit contenir la clause de contrôle qualité ?

Les supports utilisés, la périodicité, qui constate, et surtout ce qui suit un écart : une reprise sous délai convenu, puis une escalade si l’écart persiste. Sans cette dernière partie, la clause documente un mécontentement sans ouvrir aucune reprise.

Le prestataire doit-il fournir une attestation d’assurance ?

C’est la pratique, et il est raisonnable de l’exiger au contrat avec un renouvellement annuel. Le piège classique est l’attestation fournie une fois à la signature et jamais mise à jour ensuite. Une clause qui prévoit la transmission annuelle règle le sujet sans avoir à y penser.

Peut-on modifier le périmètre en cours de contrat ?

Oui, si le contrat dit comment. Vos locaux bougent : un étage change d’usage, un service déménage, une zone s’ajoute. Une clause d’avenant simple, avec un mode de calcul connu, évite de renégocier l’ensemble à chaque changement. C’est aussi le bon moment pour réviser le cahier des charges annexé.

Le contrat protège-t-il en cas de dégradation ?

Si la clause de responsabilité le prévoit et si l’assurance est à jour. Le sujet se règle en amont : périmètre des dommages couverts, procédure de déclaration, et qui répond du matériel mis à disposition. Cela s’écrit en quelques lignes et évite une discussion pénible au mauvais moment.

Voir aussi

Les textes et les outils à consulter

Un bon contrat se reconnaît à sa clause de sortie

Ce qui protège n’est pas la durée d’engagement, c’est ce qui se passe quand la qualité baisse. Faites-vous proposer les deux.

Aucun démarchage commercial extérieur. Vos coordonnées ne servent qu’à cette demande.

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