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Type de revêtement, surface, niveau de passage : décrivez ce que vous avez au sol.

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Prestation périodique

Nettoyage de moquette : ce que l’aspirateur ne fait pas

Une moquette de bureau se ternit sans qu’on voie le moment où ça bascule. C’est le seul revêtement dont l’entretien courant ne suffit jamais sur la durée, et celui dont le remplacement coûte le plus cher quand on a laissé filer.

Échange sans engagement. Vous êtes recontacté pour fixer une visite de vos locaux.

Ce qui se passe dans la fibre

Deux salissures, deux gestes

Une moquette de bureau reçoit deux salissures de nature différente, et c’est ce qui explique tout le reste.

La première est sèche et posée : poussière, particules, gravier apporté par les semelles. Elle s’enlève à l’aspiration, et elle doit s’enlever souvent, parce que le gravier joue le rôle d’abrasif et coupe la fibre à chaque pas.

La seconde est grasse et liée : films de semelles, transferts de mains, micro-poussières qui s’accrochent au gras. Aucune aspiration ne la retire. Elle s’accumule lentement, de façon homogène, et c’est pour cela que personne ne la voit arriver : il n’y a pas de tache, il y a un gris général qui devient la nouvelle normale.

La preuve tient en une expérience que fait tout prestataire lors d’une visite : traiter un carré d’un mètre au milieu du plateau. La différence avec la zone voisine surprend systématiquement le client, qui trouvait sa moquette « pas si sale ».

Injection-extraction sur moquette de bureau, bande traitée nettement plus claire que la bande voisine
Une bande traitée à côté d’une bande non traitée : la salissure liée ne se voit qu’en comparaison.

Les méthodes

La fibre décide de la méthode

Il n’existe pas de meilleure méthode dans l’absolu. Il existe une méthode adaptée à votre revêtement, à votre niveau de salissure et au temps d’immobilisation que vous pouvez accepter.

Les quatre méthodes couramment proposées en tertiaire. Le temps de séchage est le critère qui décide le plus souvent, parce qu’il détermine si vos équipes peuvent revenir le lendemain.
MéthodeCe qu’elle faitSéchageQuand elle convient
Aspirationretire la salissure sèche poséeimmédiatà chaque passage, c’est la base et rien ne la remplace
Poudre ou sciure absorbantecapte la salissure liée en surfacequasi immédiatentretien intermédiaire, locaux qui ne peuvent pas s’arrêter
Injection-extractionlave en profondeur et extrait l’eau chargéeplusieurs heuresremise à niveau annuelle, moquette marquée
Shampooing par rotationémulsionne puis récupère la moussequelques heuresmoquettes résistantes, forte charge

Deux points à demander avant de signer : la méthode retenue est-elle compatible avec la fibre posée chez vous, et combien de temps la zone est-elle inutilisable. Une injection-extraction lancée un jeudi soir sur un plateau occupé le vendredi matin est une mauvaise idée, pas une mauvaise méthode.

Le rythme

À quel rythme, et ce qui fait pencher

Le repère courant en bureaux est un traitement par an, deux sur les zones à fort passage. Ce n’est pas une règle : c’est ce que la plupart des plateaux supportent avant que le gris ne s’installe.

Trois constats, faciles à faire chez vous, font pencher vers un second passage.

  • Les circulations sont plus foncées que les bureaux. C’est le premier signe, et il apparaît toujours dans les couloirs et devant les portes.
  • L’entrée marque en premier. Un sas sans tapis de propreté fait entrer tout ce que la rue dépose, et concentre l’usure sur les trois premiers mètres.
  • Les postes de travail sont auréolés sous les fauteuils à roulettes, qui écrasent et frottent la fibre au même endroit toute la journée.

Le meilleur investissement n’est d’ailleurs pas le traitement : c’est le tapis de propreté à l’entrée, assez long pour que trois pas s’y posent. Il retire la majorité de ce qui abîme, et il se nettoie en même temps que le reste. Beaucoup de plateaux passent de deux traitements à un seul après l’avoir posé.

Comme la vitrerie, la moquette est une prestation périodique : elle se planifie à l’année, se chiffre séparément et figure sur une ligne distincte. Même logique côté vitrerie, et une rubrique dédiée dans le cahier des charges.

C’est aussi l’un des trois postes qui font diverger deux devis portant pourtant sur les mêmes locaux : ce qui fait le prix le détaille, et le contrat fixe le planning qui empêche la prestation de glisser.

Vous voulez savoir ce que vos sols demandent réellement ?

« On aspire tous les jours, la moquette devrait tenir. »

L’aspiration retire ce qui est posé sur la fibre : poussière, miettes, gravier. Elle ne retire pas ce qui s’est lié à la fibre, c’est-à-dire les corps gras des semelles et les micro-poussières qui s’y fixent. C’est cette seconde couche qui grise la moquette, uniformément, donc sans qu’on remarque la dégradation. Un traitement périodique ne rattrape pas une aspiration insuffisante : il fait un autre travail.

Faire chiffrer vos sols : c’est ce qui rend les propositions comparables.

Faire chiffrer mes sols

Après votre demande

Ce qui se passe après votre demande

Vous décrivez vos locaux

Surface approximative, nombre d’étages, zones concernées, horaires souhaités. Rien d’autre n’est demandé à ce stade.

Votre demande est étudiée

Elle est lue au regard de ce que vous avez décrit : zones, surface, horaires.

Vous êtes recontacté

Une entreprise de propreté dont le périmètre correspond à vos locaux vous recontacte pour en parler et fixer une date.

Vous faites visiter

Aucun devis sérieux d’entretien ne se fait sans voir les locaux. Une visite courte change tout ce qui suit.

Textes de référence

  • article R4224-18 du code du travail : les locaux de travail et leurs annexes sont régulièrement entretenus et nettoyés, et exempts de tout encombrement.

Questions fréquentes

Les questions : réponses courtes

À quelle fréquence nettoyer une moquette de bureau ?

Un traitement par an convient à la plupart des plateaux, deux sur les zones à fort passage comme les circulations et l’entrée. Aucun texte n’impose de fréquence. Les trois signes qui justifient de passer à deux sont des circulations plus foncées que les bureaux, une entrée qui marque, et des auréoles sous les fauteuils.

L’aspiration quotidienne suffit-elle ?

Non, et ce n’est pas une question d’intensité. L’aspiration retire la salissure sèche posée sur la fibre, pas la salissure grasse qui s’y lie. Cette seconde couche grise la moquette uniformément, donc sans tache visible. Les deux gestes sont complémentaires : ni l’un ni l’autre ne remplace l’autre.

Quelle méthode choisir : injection-extraction ou poudre ?

Cela dépend de la fibre et du temps d’immobilisation acceptable. L’injection-extraction lave en profondeur mais demande plusieurs heures de séchage : elle convient à une remise à niveau annuelle, planifiée sur un week-end. La poudre absorbante sèche presque immédiatement et convient à un entretien intermédiaire dans des locaux qui ne peuvent pas s’arrêter.

Le nettoyage de moquette est-il compris dans le contrat d’entretien ?

L’aspiration oui, le traitement périodique non. Ce dernier apparaît comme une ligne distincte avec sa fréquence et sa méthode. S’il ne figure nulle part au devis, il n’est pas dû, et la moquette se dégradera sans que personne n’ait manqué à ses engagements.

Peut-on rattraper une moquette très marquée ?

Souvent en partie, rarement complètement. Une moquette dont la fibre a été coupée par l’abrasion du gravier ne se récupère pas : la matière est partie. Ce qui se rattrape, c’est l’encrassement. D’où l’intérêt de traiter avant que la moquette ne paraisse sale, et de poser un tapis de propreté à l’entrée.

Faut-il vider les bureaux avant un traitement ?

Il faut au moins libérer le sol : fauteuils, corbeilles, cartons, rallonges. Les bureaux lourds se contournent, ce qui laisse des zones non traitées à assumer. Le point se cale lors de la visite, et il conditionne le temps d’intervention autant que la surface.

Voir aussi

Les textes et les outils à consulter

Un traitement se planifie avant que la moquette ne marque

Le bon moment pour chiffrer, c’est quand la moquette est encore présentable. Après, ce n’est plus un entretien, c’est une récupération.

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